Roi des Belges, il a succédé à son frère, le Roi Baudouin, en 1993.
Origines
Albert Félix Humbert Théodore Christian Eugène Marie est né le 6 juin 1934 au château du Stuyvenberg, au nord de Bruxelles.
Il est le second fils du Roi Léopold III et de la Reine Astrid. Il est titré Prince de Liège.
Son enfance est marquée par la mort accidentelle de sa mère alors qu’il n’a qu’un an.
La Seconde Guerre Mondiale le fait passer de la Belgique à l’Espagne en passant par la France, puis à Bruxelles.
Emmené avec sa famille par les Allemands en 1944, puis en Autriche, il est libéré avec elle par les Alliés en 1945, et la famille royale va alors s’établir en Suisse.
Son père, Léopold III, a signé en 1940 la capitulation de son pays, et ce geste a été vécu comme une trahison et un geste de collaboration, qui empêche son retour en Belgique.
C’est la « question royale ».
Finalement, le Roi Léopold revient en Belgique, mais pour y abdiquer en 1951 en l’honneur de son fils aîné, le Prince Baudouin, qui devient roi. Albert devient alors prince héritier.
Il entame une formation dans la marine belge, dont il gravit les échelons, passant d’aspirant en 1953 à commodore en 1971.
Il est nommé président du conseil général de la Caisse générale d’épargne et de retraite en 1954.
Il obtient en 1958 la présidence de la Croix-Rouge de Belgique et devient président d’honneur du comité olympique et interfédéral belge.
En 1962, il devient président d’honneur de l’Office belge du commerce extérieur et s’investit pleinement dans cette mission, notamment par de nombreuses missions à travers le monde.
Il est aussi sénateur. Le prince Albert exerce également des fonctions de représentation.
L’absence d’héritier de son frère, le roi Baudouin, fait de lui l’héritier du trône.
Le 31 juillet 1993, le Roi Baudouin décède. Le Prince de Liège devient le Roi Albert II des Belges. Il prête serment le 9 août 1993.
Celui que l’on connaissait peu, qui semble si peu à l’aise lors de sa prestation de serment, va se révéler très vite dans ses nouvelles fonctions.
Le 17 février 1994, il accepte la nouvelle constitution qui fait de la Belgique un Etat fédéral.
Il impose sa marque, donne une image moins compassée à la monarchie.
En 1996, l’affaire Dutroux secoue la Belgique. Le Roi Albert II n’hésite pas à critiquer les dysfonctionnements judiciaires et prend des mesures pour la protection de l’enfance.
Il poursuit toujours son activité de souverain des Belges, à Bruxelles et partout dans le monde où l’appellent ses devoirs de représentation.
Pourquoi on l’aime ?
Albert II est un roi moderne et populaire, qui a su s’adapter à la monarchie et qui a su adapter la monarchie au XXIe siècle.
Spécialités et caractéristiques
Au moment du décès du Roi Baudouin, d’aucuns pensaient que le Prince de Liège cèderait le trône à son fils, le Prince Philipe. Mais il a assumé directement la première charge du royaume.
Il n'existe pas de "Roi de Belgique". Le souverain est le "Roi des Belges".
Ses amours
Le 2 juillet 1959, il épouse Paola, princesse Ruffo di Calabria, aristocrate italienne. Ils se sont rencontrés en 1958 à Rome. Ensemble, ils ont eu 3 enfants : le Prince Philippe, duc de Brabant, né le 15 avril 1960, la Princesse Astrid, née le 5 juin 1962 et le Prince Laurent, né le 19 octobre 1963.
A la fin des années 60, le couple traverse une crise. Albert a alors une liaison extraconjugale, dont naîtra une fille, Delphine Boël. Albert et Paola se sont réconciliés au début des années 70 et vivent désormais un bonheur sans nuage.




