
Vendredi dernier, Antoine de Caunes a présenté la 36ème Nuit des Césars, pour la septième fois, et s’est confié sur cette soirée.
Quelques jours avant de présenter la cérémonie des Césars, le comédien qui avait déjà présenté l'évènement en 2009, avait confié : « La formule avait bien pris, et je m'étais dit que ce serait la dernière, pour rester sur une bonne impression. Mais l'envie de retenter l'expérience à repris le dessus, même si bien sûr, j'hésite toujours avant d'accepter car c'est un exercice difficile et plein d'imprévus, qui demande beaucoup de préparation ».
L’année 2010 a été un succès pour le cinéma, puisque deux Français sur trois y sont allés au moins une fois dans l’année, et les salles françaises ont enregistré 206,5 millions d’entrées.
Cette année, le défi pour Antoine de Caunes était d’apporter un peu de renouveau à la cérémonie, qui est parfois critiquée pour son manque d’originalité : «Nous nous employons à renouveler le genre depuis que Canal+ a repris la Nuit des César, il y a une quinzaine d'années. A l'époque, ça durait en 3h30 et 4h, contre 2h30 aujourd'hui. Par définition il y a une inertie. C'est une cérémonie, il y a de l'émotion, des remerciements… Tout cela prend du temps. On essaye donc de créer une mécanique qui nous permette de tenir tous ces éléments. »
Deux jours après, ce sont les Oscars qui ont enflammé les Etats-Unis, mais Antoine de Caunes ne veut pas comparer les deux cérémonie : «Il est quand même très difficile de comparer les Oscars et les César, car nos deux cultures sont très différentes. Il y a moins d'autodérision dans les pays latins que chez les anglo-saxons. On essaye donc de proposer une alternative à ce qui se fait aux États-Unis», a-t-il ajouté.
Les lauréats des Césars sont choisis par les membres de l'Académie des Arts et Techniques du Cinéma, mais Antoine de Caunes a avoué avoir quelques préférences : "J'ai bien sûr mes favoris, même si mon statut de maître de cérémonie me soumet à une stricte neutralité, explique Antoine de Caunes. Je regrette par contre l'absence de certaines personnes, comme Marie-Julie Parmentier, que j'ai trouvée exceptionnelle dans No et Moi de Zabou Breitman, ainsi que le film Blanc comme neige de Christophe Blanc".
En ce qui concerne ses projets, l’acteur et réalisateur prépare un film pour Canal +, qui racontera l’histoire de Yann Piat, députée du Var assassinée en 1994. Le tournage commencera en septembre. En attendant, il sera au théâtre du Rond-Point du 8 au 26 mars dans Un mec sympa, une série de lectures de textes de Laurent Chalumeau.
