ShakaPonk : retour sur leur premier Zénith avec Bertrant Cantat

par Letransistor, publié le 28 novembre 2011

Vendredi dernier, Shaka Ponk vivait une étape importante de sa carrière : son premier Zénith. Un couronnement pour un groupe qui est passé outre les embûches et les embuscades pour se faire une place dans le paysage musical français. Et comme Shaka Ponk est de nature généreuse, le groupe a invité Bertrand Cantat pour célébrer cet événement.

On pourrait penser que pour l’occasion, Shaka Ponk a mis le paquet ! Le décor est travaillé, les graphismes sont tous inspirés, les costumes recherchés, le jeu de scène animé… Sauf que ceux qui les ont déjà vus en live savent très bien que le groupe ne fait jamais les choses à moitié. C’est d’ailleurs grâce à cette énergie déployée en live qu’ils ont réussi à s’imposer et asseoir leur réputation par rapport au public et à l’industrie.

Pour autant, ce n’est pas n’importe quel soir ! Frah soulignera que c’est le plus beau jour de sa vie avant de faire un vol plané au-dessus de la fosse pour un slam dès ‘Hombre Que Soy‘. Mais le public l’a devancé, puisque les gradins n’ont pas attendu l’intro pour se lever. A chaque chanson, la foule réagit d’un seul élan, la fosse ne supportant aucune pause… A part si Samaha Sam leur fait l’honneur de descendre armée de ses gorilles sur ‘Sexball‘. La princesse aux airs dominatrice sait alors se faire obéir au doigt et à l’oeil, même si on rêverait de la voir agiter un fouet dans les airs pour mettre à genoux les plus récalcitrants. Mais on comprend d’un coup pourquoi les jeunes filles n’osent plus jeter leurs sous-vêtements sur scène…

Les chansons s’enchaînent, toutes plus électrisées les unes que les autres, chacune plus innovante au niveau visuel. On se tape un délire sur ‘Picky‘, ambiance cirque pour ‘Brunette Localicious‘, on se marre avec les taches d’encres de ‘Dot Coma‘ et on part dans un autre univers pour ‘Run Run Run‘. Puis le concert s’emballe, on ne voit pas le temps passer que déjà Goz est en train de faire une compétition de breaks de batterie avec Ion. La foule se prête au jeu avec plaisir et hue le singe virtuel qui est clairement de mauvaise foi.

Le set se finit alors sur une reprise bien grunge de Kim Wilde sur ‘Kids In America‘ avec une danse de cheerleaders morbides – un clin d’oeil à Nirvana ? – suivi de leurs deux singles imparables : ‘How We Kill Star‘ de Bad Born Movie Trax et ‘Let’s Bang‘ de The Geeks and The Jerkin’ Socks. Le public s’en donne à cœur joie, presque résolu à ne pas voir Cantat apparaître sur scène, comme les rumeurs le laissaient penser. Le groupe quitte la salle sous les applaudissements chaleureux d’une salle en délire.

Mais le rappel sera au-delà des espérances. Non seulement l’ex-chanteur de Noir Désir viendra interpréter ‘Palabra Mi Amor‘, mais en plus, ils reprendront ensemble ‘Instant Karma‘ de John Lennon. On nage en pleine quatrième dimension ! Puis, leur invité d’honneur se retirera humblement pour laisser à Shaka Ponk le soin de remercier le public avec un déjanté ‘French Touch Puta Madre‘. Une très belle soirée !