Carla Bruni : la France et l'Italie répondent aux insultes proférées contre elle

Info rédaction, publiée le 01 septembre 2010
Carla Bruni a une nouvelle fois été insultée par le journal Kayhan

Jusqu'ici resté silencieux quant aux insultes proférées à l'égard de Carla Bruni par un journal iranien, le gouvernement français a répondu à Kayhan par la voix du porte-parole du ministère des Affaires étrangères. L'Italie a elle aussi exprimé son indignation.

Alors que le journal persiste en assurant que la Première dame de France "mérite la mort" pour sa "vie immorale" et pour avoir apporté son soutien à Sakineh, une mère de famille iranienne condamnée à la lapidation, le ministère des Affaires étrangères a réagi mardi. "Nous faisons savoir aux autorités iraniennes que les injures proférées par le quotidien Kayhan et reprises par des sites internet iraniens à l'égard de plusieurs personnalités françaises, dont Mme Carla Bruni, étaient inacceptables" a déclaré le porte-parole Bernard Valero.

Alors que le gouvernement iranien a timidement condamné les insultes faites à Carla Bruni (voir article), qui rappelons-le, a été qualifiée de "prostituée", à l'instar d'Isabelle Adjani, l'Italie a elle aussi réagi, s'insurgeant contre ces "horribles" injures. Le ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini estime que si le gouvernement iranien s'est déjà dissocié des propos tenus par Kayhan, il doit le faire à nouveau. "J’espère aussi que le gouvernement iranien fera un geste de clémence et épargnera la vie de Sakineh" a-t-il ajouté.

Comme de nombreuses personnalités, l'épouse franco-italienne de Nicolas Sarkozy a apporté son soutien à cette femme condamnée à la lapidation pour adultère et pour le meurtre de son mari. Mère de famille, Sakineh aurait avoué les faits sous la torture.