DSK : "Nafissatou Diallo a menti sur tout"

Info rédaction, publiée le 18 septembre 2011
DSK s'est expliqué sur ses déboires judiciaires

Deux semaines après son retour en France, Dominique Strauss Kahn a décidé de venir s'expliquer chez TF1, au JT de Claire Chazal.

Il y a quatre mois, Dominique Strauss-Kahn était arrêté à New-York et poursuivi pour agression sexuelle sur Nafissatou Diallo, une femme de chambre officiant au Sofitel de la ville. Après une bataille médiatique et judiciaire acharnée, les charges pesant contre l'homme politique ont finalement été abandonnées le 23 août dernier. Mais la carrière de Dominique Strauss-Kahn est sérieusement entachée. Directeur général du Fonds Monétaire International, DSK a dû démissionner de son poste, et abandonner par la même occasion une candidature attendue aux présidentielles de 2012.

Deux semaines après son retour en France, l'ancien directeur du FMI ne s'était pas encore exprimé devant les Français. Il a finalement choisi Claire Chazal pour donner quelques explications. Un choix vivement critiqué par de nombreux journalistes, quand on sait que Claire Chazal est très amie avec Anne Sinclair et connaît donc personnellement Strauss-Kahn. Audrey Pulvar s'était notamment exprimée sur le sujet, elle qui prône ouvertement son indépendance journalistique vis-à-vis de son mari Arnaud Montebourg, député PS : "Je compte sur Claire Chazal pour faire le boulot mais je suis assez sûre qu'il ne restera rien de cette interview à part une image améliorée voire restaurée de Dominique Strauss-Kahn".

"C'était une faute morale"

Claire Chazal n'a pas éludé certaines questions et a demandé des explications à DSK. Le début de l'entretien commence bien évidemment avec l'affaire concernant Nafissatou Diallo. A ce sujet, l'homme politique clame son innocence mais assure être désolé : "Ce qui s'est passé ne comprend ni violence, ni contrainte. Ce qui s'est passé est une relation non seulement inapproprié mais une faute. [...] Ce n'était pas un rapport tarifé. C'était une faute morale et je n'en suis pas fier", explique-t-il.

Dominique Strauss-Kahn basera ensuite tout son discours sur le rapport du procureur de New-York. "Le rapport du procureur ne m'accuse en rien concernant les traces de blessure. [...] Le rapport médical n'était que la fiche d'entrée de Nafissatou Diallo à l'hôpital". Concernant sa supposée tentative de fuite, DSK la nie de bout en bout : "Mon billet pour l'Europe avait été pris depuis des jours. On a dit que j'avais quitté précipitamment l'hôtel alors que les caméras montrent que ce n'est pas le cas". Le socialiste cite ensuite quelques passages du rapport écrit par le procureur de New-York, remettant en cause la crédibilité de Nafissatou Diallo : "Nafissatou Diallo a menti sur tout. Elle a présenté tellement de versions différentes que je ne peux plus en croire un mot".

"Il n'y a eu aucun acte d'agression"

Concernant la plainte civile engagée par la femme de chambre et ses avocats, Dominique Strauss-Kahn indique qu'il ne compte pas négocier avec la plaignante. "L'existence de cette procédure montre bien ses motivations financières, c'était bien une affaire d'argent. [...] Je n'ai pas l'intention de négocier", affirme-t-il.

Mais comme l'affaire Nafissatou Diallo n'est pas la seule contre laquelle DSK doit se justifier, Claire Chazal a bien vite embrayé sur la plainte engagée par Tristane Banon, dans laquelle l'écrivaine accuse Strauss-Kahn de tentative de viol. A ce sujet, il ne compte pas s'exprimer beaucoup et maintient que la version des faits est totalement "imaginaire". "Il n'y a eu aucun acte d'agression, aucune violence, je n'en dirai pas plus [...] J'ai déposé une plainte pour dénonciation calomnieuse".

DSK a aussi avoué qu'il comptait se présenter aux primaires socialistes et aux élections présidentielles avant les deux affaires mais qu'il y a aujourd'hui renoncé. "J'ai manqué mon rendez-vous avec les Français", regrette l'ancien directeur du FMI. Il a ensuite ajouté qu'il continuait de s'intéresser à la vie politique et à la mondialisation. "On verra" furent ses derniers mots...