
La plupart des festivaliers présents sur l'édition 2012 du festival de Cannes ne connaissent que la Palme d'Or. Pourtant, saviez-vous que cette distinction a un jour eu un autre nom et une autre forme ? Retour sur l'histoire de la récompense la plus convoitée du festival de Cannes.
Michael Haneke vient de recevoir la Palme d'Or du festival de Cannes pour la seconde fois de sa carrière. Le cinéaste pourra donc orner sa cheminée d'une deuxième palme dorée à l'or fin, insérée dans un écrin raffiné et dessinée par le joaillier Chopard. Mais s'il avait gagné sa récompense avant 1975, c'est un tout autre trophée qu'il aurait reçu. En effet, à l'époque où le festival a fait ses débuts, juste après la seconde guerre mondiale, la Palme d'Or ne se nommait pas ainsi. Au film le plus prestigieux de l'édition, on remettait le "Grand Prix du festival international du film", accompagné d'un diplôme et d'un trophée dessiné par un artiste à la mode cette année là.
Moins de dix ans après, en 1963, la Palme d'Or est abandonnée pour revenir au Grand Prix du festival, qui restera en place encore huit ans avant d'être définitivement enterré au profit de la Palme. En 1982, elle deviendra même le symbole officiel du festival de Cannes et sera dès lors présente sur toutes les affiches. Mais elle n'a pas toujours eu la forme qu'on lui connaît. La version actuelle n'est d'actualité que depuis 1997, année où la Palme a été modernisée par Caroline Gruosi-Scheufele, présidente de la joaillerie suisse Chopard. Depuis, la Palme d'Or est la récompense suprême du festival de Cannes.
Des dizaines de pays ont déjà reçu la distinction, mais certains se démarquent plus que d'autres. Ainsi, les États-Unis l'ont déjà reçue 21 fois, alors que la France ne possède que 11 Palmes (palme et grand prix compris). L'Italie, le Royaume-Uni et le Japon ferment le top 5 des pays les plus récompensés avec respectivement 11, 10 et 4 Palmes.
Certains films récompensés par la Palme d'Or sont même devenus cultes. Citons par exemple la Dolce Vita de Fellini en 1960, Taxi Driver de Scorsese en 1976, La leçon de piano de Jane Campion en 1993 (elle reste à ce jour la seule femme primée), Pulp Fiction de Tarantino en 1994 ou encore Le Pianiste de Roman Polanski en 2002.

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