Gérald Dahan : "il y a une collusion entre France Inter et le pouvoir"

Info rédaction, publiée le 03 novembre 2010
Gérald Dahan s'insurge contre la censure exercée par France Inter

Licencié de France Inter après un sketch sur la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie, Gérald Dahan est furieux contre la direction de la radio, qu'il accuse de céder à la pression du gouvernement.

A l'instar de Stéphane Guillon, Didier Porte et Raphaël Mezrahi, Gérald Dahan a été remercié par la direction de France Inter. Si celle-ci assure avoir pris cette décision en raison de la médiocrité de ses chroniques, l'humoriste estime dans les colonnes du journal Sud-Ouest que "le fait d'être convoqué 24 heures seulement après (sa) chronique sur Michèle Alliot-Marie ne laisse pas beaucoup de place au doute". Pour lui, ce sont clairement des raisons politiques qui ont poussé les dirigeants de la radio à ne pas renouveler son contrat.

"Cela prouve (...) que les dirigeants de France Inter ont le doigt sur la couture du pantalon et que l'on s'achemine vers une certaine forme d'autoritarisme. Ou tout du moins qu'on est dans un climat de peur des dirigeants politiques dont dépend le service public", déplore l'imitateur avant d'ajouter : "Cette peur est tellement palpable que j'ai sincèrement l'impression qu'il y a une collusion entre France Inter et le pouvoir. Ou du moins une autocensure, et c'est peut-être pire".

Gérald Dahan se dit particulièrement déçu par Philippe Val, le directeur de la station qu'il connaît depuis des années. Ce dernier lui aurait demandé en septembre dernier "d'aller encore plus loin, quitte à être borderline" à l'antenne. Mais deux mois plus tard, voilà qu'il le met à la porte... Et l'imitateur de conclure : "Depuis, Laurence Bloch (la directrice adjointe de France Inter, ndlr) a même eu l'audace de prétendre que mon argument politique était "un cache-misère de ma médiocrité". Moi, je pense que c'est leur médiocrité qui est le cache-misère d'un lien politique inquiétant, ou du moins de leur peur panique de perdre leur place"...