Gérards du Cinéma : les malheureux vainqueurs

Info rédaction, publiée le 22 février 2011
Franck Dubosc a décroché le Gérard du désespoir masculin

A quelques jours de la cérémonie des Césars, le "pire" du cinéma français a été épinglé hier soir par les Gérards. Franck Dubosc, Jane Birkin, mais aussi Judith Godrèche et Edouard Baer, font partie des grands vainqueurs de cette soirée placée comme toujours sous le signe de l'impertinence, et de l'humour, hélas parfois potache.

Reine de la soirée, Jane Birkin a décroché le prix du désespoir féminin grâce à son rôle dans Thelma, Louise et Chantal ! C'est Franck Dubosc qui a obtenu l'équivalent masculin du prix, avec Camping 2 bien sûr. Puis comme chaque année, les intitulés impertinents des Gérards font leur entrée, avec notamment, le "Film français sorti avec un titre en anglais parce qu'on sait jamais, sur un malentendu, on peut croire qu'il est américain, remis à Kill me please, réalisé par par Olias Barco.
On retiendra également le Gérard du "Film guimauve que tu te forces à aller voir uniquement pour emballer une meuf", décerné à L'Arnacoeur, ou encore celui de "L'acteur qui avant nous faisait bien rire et qui maintenant nous fait bien chier". Un prix décerné à Edouard Baer pour son rôle dans Mon Pote.
Le chanteur Raphaël a lui aussi été récompensé hier soir, en obtenant grâce à son rôle dans Ces Amours-là, le prix du "Chanteur qui fait l'acteur, ou le contraire, en tout cas dans un cas comme dans l'autre, il le fait mal".
Enfin on déplorera l'inutilité et la vulgarité des prix du "petit cul" et du "gros cul", respectivement remis à Clémence Poesy et Judith Godrèche... 
Le palmarès complet :
Film français sorti avec un titre en anglais parce qu'on sait jamais, sur un malentendu, on peut croire qu'il est américain : Kill me please
Film où on t'explique que le racisme, c'est pas bien : Hors-la-loi et La Rafle
 
Film de partouzeur : La Horde
 
Film qui ose enfin dire la vérité sur les femmes : Sans queue ni tête
 

Film guimauve que tu te forces à aller voir uniquement pour emballer une meuf : L'Arnacoeur
 
L'acteur qui avant nous faisait bien rire et qui maintenant nous fait bien chier : Edouard Baer
 
Chanteur qui fait l'acteur, ou le contraire, en tout cas dans un cas comme dans l'autre, il le fait mal : Raphaël dans Ces Amours-là
L'acteur qu'on croyait mort depuis 1985, et qui en fait, tourne encore : Henri Guybet dans Protéger et Servir

Réalisateur, quand tu vois ses films, ben t'as du mal à réaliser. Parce qu'en fait, lui aussi : Isabelle Mergault pour Donnant, donnant
Plus mauvais film de l'année et probablement de la décennie : L'Immortel
Le petit cul : Clémence Poesy dans Lullaby
Le gros cul : Judith Godrèche dans Toutes les filles pleurent
 
"On n'est jamais mieux servi que par soi-même" : Judith Godrèche pour Toutes les filles pleurent
 
Le petit couple qui se la joue Alain Delon et Romy Schneider dans Paris Match, mais qui fait plutôt penser à une pub de la Saint-Valentin pour des Mon Chéri : Jean Dujardin et Alexandra Lamy
Le film que tu vas voir alors que ta meuf t'a largué... t'as perdu ton boulot... t'as appris que t'avais le cancer... mais bon, tu t'es dit "la vie continue, je vais aller au ciné pour retrouver un peu de joie de vivre", et puis, t'arrive devant ton UGC, et là, au menu : L'absence
L'actrice qui bénéficie le mieux des réseaux de son mari, ou plutôt de son futur ex-mari, enfin bon on sait plus trop où ils en sont, toujours est-il qu'elle continue à tourner : Arielle Dombasle
Le désespoir féminin : Jane Birkin dans Thelma, Louise et Chantal
Le désespoir masculin : Franck Dubosc dans Camping 2