Jean-Louis Trintignant : "Cantat est l'homme que je déteste le plus au monde"
Jean-Louis Trintignant a décidé d'annuler sa participation au festival d'Avignon à cause de la présence du chanteur, Bertrand Cantat. Le père de Marie a donné une interview au figaro.fr, et n'a pas l'intention de pardonner à l'ex leader de Noir Désir.
"Huit ans après la mort tragique de Marie, il n'est pas question que je participe au festival" explique Jean-Louis Trintignant dans les colonnes du Figaro. La présence de Bertand Cantat est particulièrement insoutenable pour les proches de l'actrice morte sous les coups de son ancien compagnon. Et le père de cette dernière encore anéanti par la disparition brutale de sa fille ne comprend pas l'attitude de Bertrand Cantat. Il déclare : "Ce qu'il a fait c'est tuer une femme. Pour cela, il a fait quatre ans de prison. Ne pourrait-il pas se faire discret ? (...) Et aujourd'hui, c'est un homme que je déteste, et je vais dire une chose terrible, il s'est conduit comme une merde et il est l'homme que je déteste le plus au monde."
En Juillet prochain, dans la Carrière de Boulbon, Bertrand Cantat interprétera sur scène avec trois autres musiciens la musique du chœur antique dans un spectacle intitulé Des Femmes - Les Trachiniennes, Antigone et Electre de Sophocle. Il est très difficile de comprendre la logique des organisateurs du Festival d'Avignon. Leurs choix de programmation cette année, choquent énormément la famille et les proches de l'artiste, Marie Trintignant disparue en juillet 2003 en Lituanie. La corrélation des dates est en plus particulièrement morbide et indélicate. Le communiqué officiel du Festival d'Avignon pour expliquer sa position sur le sujet est donc très attendu.
Une polémique avait déjà débuté au Québec, il y a quelques semaines. En effet, la pièce de Wadji Mouawad pour laquelle participe l'ex-membre du groupe Noir Désir doit être présentée au Théâtre du Nouveau Monde de Montréal, l'année prochaine. Cette décision a suscité l'émoi et un grand débat. Effectivement, certains médias québécois n'apprécient pas "le fait de devoir applaudir un criminel."