
Laurence Ferrari a pris TF1 de court en annonçant qu'elle quittait la présentation du journal de 20 heures. La journaliste a annoncé officiellement en conférence de rédaction qu'elle n'attendrait pas l'été et quittait le JT dès ce jeudi.
La décision aura été rapide. Alors que l'annonce du départ de Laurence Ferrari a été faite il y a à peine quelques heures par le Figaro, la nouvelle étant rapidement confirmée par la journaliste elle-même (dans une interview pour Le Parisien) et TF1. Aujourd'hui, c'est une Laurence Ferrari très émue qui a annoncé officiellement son départ lors de la conférence de rédaction de la chaîne. Elle n'attendra donc pas l'été et quittera son poste à la fin du journal de 20H de jeudi soir. En attendant de trouver un(e) remplaçant(e), Gilles Bouleau, son joker depuis 2011, assurera l'intérim au moins jusqu'à la rentrée.
Quelques noms ont déjà été évoqués dans les médias comme Harry Roselmack ou encore Laurent Delahousse. Mais TF1 a indiqué à l'AFP qu'il n'y aurait pas de décision précipitée en ce qui concerne le remplacement de Laurence Ferrari : "Il n'y a pas de précipitation à avoir. Nous allons prendre notre temps pour choisir le journaliste qui aura les compétences correspondant à la nouvelle formule du JT de 20 heures", a expliqué Catherine Neyl, directrice de l'information de la Une. Pourtant, le nom du prochain présentateur devrait être connu avant l'été, pendant la grande période de mercato.
Quoi qu'il en soit, Laurence Ferrari rejoindra Direct 8 et le groupe Canal+ (si ce dernier parvient à acquérir la chaîne) pour animer un talk-show : "J'ai envie d'une émission plus libre, moins codifiée, où l'on ne me demandera pas de rentrer dans un moule (...) Cela fait quatre ans que je me bagarre pour porter ce journal. C'est la fin d'un cycle. J'ai une envie profonde de renouveau" a-t-elle expliqué dans une interview exclusive accordée au Parisien.

Finalement, la tombeuse du Poivre d'Arvor n'aura pas tenu un quinquennat à la tête du Vingt heures. Dès juin 2008 je remarquais : "La chaîne encore leader a fait de sa grille un tamis nivelant où ne passent que les séries ripolinées aux intrigues mécaniques dans leur créneau exploité, récuré même ! où ne sont tolérées que les gentilles pitreries d'un Cauet élevé dans les salles de garde, le tout truffé de quelques confrontations sportives élevés au rang d'événements sponsorisés. (...) la texture de la chaîne Bouygues se dévitalise inexorablement : pas grand-chose à retirer de sa petite musique convenue qui ne doit plus être troublée par le moindre frétillement réfractaire." Cf. http://pamphletaire.blogspot.fr/2008/06/tf1-sans-poivre.html