
Ce soir le Grand Journal reçoit un des beaux gosses du cinéma américain : Collin Farrell. Il vient nous présenter le remake de Total Recall. Son charme a envouté tout le monde, aussi bien l'équipe de Michel Denisot que le public qui offre une ovation à l'acteur.
Comme le dit la seule femme présente sur le plateau, Sophia Aram : "Le film a donné envie de sortir et de sauter partout, j'ai même eu l'espoir d'avoir trois seins". Puis, une longue discussion s'engage sur l'extra-terrestre du film possédant un trio mammaire, pour le bonheur de ces messieurs. Mais, il y a 22 ans, le film n'était pas du tout pareil. En effet, il faut rappeler que le premier Total Recall est sorti dans les années 90 avec un Arnold Schwarzenegger plus musclé que jamais. En 2012, c'est Collin Farrell qui reprend les reines d'une adaptation un peu plus évoluée.
Comme le souligne Mouloud, dans ce film les héros sont "normaux comme notre Président (François Hollande, ndrl)" et il ajoute que, dans cet opus, Collin Farrell joue le rôle d'un "héros sensible" ce qui amuse beaucoup l'acteur qui rétorque : "donc selon vous sensible est un compliment ?" puis la comparaison fatale avec Schwarzy s'impose, Collin Farrell répond avec plein d'humilité "je ne suis pas en concurrence avec Arnold. C'est un très bon acteur".
Cela faisait 7 ans que l'acteur n'avait pas fait de blockbuster ; il s'était tourné vers le cinéma plus simple, plus "intimiste" comme il le dit. Mais alors qu'est ce qui change avec Total Recall ? Selon Collin Farrell "un blockbuster rend plus nerveux car il y a une pression financière derrière. Grâce aux gros films, on gagne la liberté de faire ce qu'on veut par la suite. L'important, ce n'est pas le film mais le résultat aussi bien sur un petit ou un grand film".
Ce film offre un remake plus spectaculaire grâce à l'avancée de la technologie. Collin Farrell est retourné en enfance "quand j'ai vu le décor, il y a un petit garçon au fond de moi qui s'est dit 'oh merde'". La grosse différence entre les deux adaptations est le ton : le premier était très ironique alors que le second est plus sérieux sans pour autant laisser de côté l'action.
