Lost (Saison 6) The End Is the Beginning Is the End

LA X – 6.01 & 6.02 (diffusé le 02.02.10)
Comme si rien ne s’était passé. Mais une brèche s’ouvre. A l’aéroport LA X.
Juliet, martyre, a-t-elle réussi à actionner le plan retour à zéro, élaboré par Jack ?
Non, mais les scénaristes se plaisent toujours à broder une autre possibilité. A en croire les scènes filées de ce season premiere, les protagonistes du mystère se rencontrent dans une autre dimension. Retour en 2004, sur le vol d’Oceanic 815 où les héros sauvages se retrouvent attachés à des fauteuils confortables, échangeant de manière anodine, survolant l’île alors immergée par l’océan, ayant des auréoles opposées à celles qu’on leur connaît (Charlie, Hurley). Ca discute gentiment. Ca mise sur les anciennes figures de la série. Charlie, de retour. Boone, aussi. Claire, pas encore, mais attendez un peu. Rose et Bernard s’aiment. Même Desmond répond à l’appel alternatif. Ca laisse perplexe, cela dit. Les auteurs s’amusent à assembler ces chassés-croisés l’air hasardeux.
Une volonté de sortir du gouffre qu’ils ont eux-mêmes crée, moite et étouffant. Et c’est plutôt agréable, il est vrai. Même lorsque les auteurs franchissent le pas de l’atterrissage. Tout va bien, donc, pas de crash d’avion. Kate reste une criminelle dangereuse, qui fait tout pour s’échapper. Elle croise Jack, qui échange avec Locke et ça se veut spirituel. Mais elle croise surtout Sawyer (Juliet devra faire la queue). Et même Hurley. Puis Claire, contre toute attente, dans le taxi de la fuite. Jin, lui, est coincé aux services douaniers. Sun ne pipe mot. Le temps des flashbacks est révolu.
La série continuera t-elle son chemin alternatif pour cette saison ? Si oui, dans quel but ? Les deux seront-ils liés (si tel est le cas, schéma simplissime de l’imaginaire ou deux réalités, ou deux superpositions, ou une qui triomphe sur l’autre après un plan à la Jack dont on ne sait encore rien ?) ?
Ou la série n’a-t-elle pas vraiment assez à dévoiler et se contente de s’oublier dans l’enjolivement narratif superflu (mais agréable, on l’a dit) ?
Comme attendu, le retour dans l’île maudite se fait sans heurt, en 2008, avec quelques révélations de taille et un nouvel univers entretenu spirituellement depuis des années.
On les retrouve là où on les avait laissés, pile au moment où Juliet se sacrifie pour la cause et martèle la bombe jusqu’à ce qu’elle explose. « C’mon you son of a bitch ».
Les fans d’Elizabeth Mitchell le craignaient...
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