
En pleine promotion de son premier film en tant que réalisatrice, Les Adoptés, Mélanie Laurent se confie sur la manière dont elle a géré son passage derrière la caméra, alors qu’elle sortait en même temps son premier album et qu’elle était sollicitée à Cannes…
"Je suis hyperactive, je ne m'en cache pas. J'ai besoin de faire beaucoup de choses. Après, je fais les choses par nécessité, par besoin", explique la jeune femme à nos confrères de 7sur7.be. Au cours de l’interview, elle revient sur cette incroyable aventure qu’a été sa première réalisation.
"Ce film, c'est cinq ans de ma vie" révèle-t-elle. Elle explique que cette aventure, pour complexe qu’elle soit, a, au final été plus importante pour elle que son disque : "J'ai toujours chanté, j'ai toujours fait de la musique, j'ai écrit des chansons il y a des années et j'avais envie d'en faire quelque chose. Et puis, j'ai rencontré Damien Rice et je trouvais tellement génial de travailler avec lui, j'ai appris énormément de choses. Mais ce n'est pas là où je suis le plus à l'aise, j'ai eu beaucoup le trac. Je ne me suis pas toujours sentie à ma place. La réalisation, c'est plus moi. Je suis faite pour ça".
A tel point, que la réalisation des Adoptés ne fut pas si difficile que ça. Mélanie Laurent confie même que "c'était facile. (…) C'est beaucoup d'énergie à mettre au service de 80 techniciens qui posent une question par seconde et des acteurs qui demandent des choses différentes. Pour une hyperactive comme moi, c'est extraordinaire parce qu'on est dans l'activité tout le temps. C'est obsédant, ça fait peu dormir. Vu que je joue dedans, c'est un peu schizophrénique de passer devant et derrière la caméra. Après avoir vécu tout ça, on se retrouve dans une pièce, plongée dans le noir, avec une seule personne pour le montage. Il faut tout réécrire, beaucoup couper, faire des choix tout le temps. C'est un métier de choix".
C’est donc plus avec l’environnement dans lequel elle a fait ce film que Mélanie Laurent a eu du mal : "Trois films dans lesquels je jouais sont sortis à des dates auxquelles je ne m'attendais pas. Tout est sorti en même temps, il a fallu tout faire. Il y a eu aussi cette proposition de Cannes difficilement refusable mais c'était rajouter un gros coup de pression. Ce qui a été difficile, c'était de sortir de ce cocon, très fusionnel, très fort, très beau, très humain, très protégé avec mon équipe technique, mes acteurs".
