Sexo : la nymphoplastie en questions

Info rédaction, publiée le 16 octobre 2010
La nymphoplastie : pour mieux ressentir...

La chirurgie esthétique intime se développe de plus en plus… On fait le point !

Nymphoplastie, kesako ?
Cette intervention chirurgicale a pour but de réduire la taille des « petites » lèvres, que les gynécologues préfèrent appeler les lèvres internes, puisque bien souvent elles dépassent des grandes lèvres.

Effet de mode ?
Oui, bien sûr ! Ce désir tout récent des femmes d’avoir un sexe parfait correspond aux nouveaux standards, imposés par l’industrie du X : l’épilation intégrale dévoile ce qui a toujours été caché et les films imposent la norme d’une vulve lisse et rose, avec des petites lèvres très effacées.

C’est pour qui ?
Les médecins préfèrent opérer des femmes qui souffrent d’une hypertrophie réelle, gênante voire douloureuse dans la vie quotidienne : les lèvres sont trop épaisses ou trop longues, dépassant beaucoup en position debout. Cela gêne les rapports sexuels, la pratique de certains sports comme le vélo, et même la marche à cause du frottement sur les vêtements. L’intervention peut être réalisée pour des motifs purement esthétiques même si les lèvres ne sont pas à un stade aussi prononcé, mais dans ce cas le suivi psychologique doit être important.

Comment se déroule l’opération ?
La nymphoplastie se pratique en ambulatoire. Elle est réalisée sous anesthésie générale ou locale et dure entre 1h30 et 3h. Deux techniques peuvent être employées : des incisions en « v » pour corriger de petites imperfections, ou l’exérèse sur la longueur pour les hypertrophies plus importantes. La patiente sort de l’hôpital quelques heures après l’opération.

Quelles sont les suites de la chirurgie ?
Elles sont généralement peu douloureuses. La patiente doit se nettoyer localement avec un antiseptique gynécologique pendant au moins une semaine. Les rapports sexuels et le sport sont interdits durant 4 à 6 semaines. Dans certains cas, les sutures cicatrisent mal, provoquant une dyspareunie, une gêne lors des rapports sexuels. Cette éventualité rappelle que toute intervention chirurgicale est lourde, et passible de conséquences… A ne pas prendre à la légère !