
Alors qu'il s'attirait les foudres des politiques en mars dernier six ans après la sortie sur internet de la chanson Sale p*te (voir notre article), voilà que le rappeur Orelsan fait encore et toujours parler de lui. Alors que l'association Ni Putes Ni Soumises l'avait attaqué pour cette composition, le tribunal correctionnel de Paris a finalement décidé de relaxer le rappeur des faits de provocation au crime.
Le rappeur Orelsan va pouvoir dormir sur ses deux oreilles ! Selon des informations rapportées par le site du journal France Soir, le rappeur, qui était poursuivi pour provocation au crime par l'association féministe Ni Putes Ni Soumises pour son titre Sale P*te, a été relaxé par le tribunal correctionnel de Paris. Au cours de l'audience qui s'était déroulée en mai dernier, le jeune chanteur avait tenu à défendre sa liberté de création face à la présidente du mouvement, Asma Guérifi, qui y voyait "un appel à la haine". Le parquet avait même requis la relaxe, jugeant que le chanteur s'exprimait dans le cadre de sa "liberté d'expression artistique".
L'association avait donc engagé des poursuites contre Orelsan après la diffusion sur internet, en février 2009, de son titre, qui décrit de façon violente la colère d'un jeune homme qui découvre que sa petite amie le trompe. Ce dernier menace alors sa compagne de toute une série de violences physiques et verbales. "Je ne pense pas que les gens soient suffisamment bêtes pour réitérer ce qui est dit dans une chanson, ou alors c'est qu'ils sont dangereux dès le départ", avait plaidé Orelsan. Mais l'association Ni Putes Ni Soumise ne l'entendait pas ainsi. "Une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son compagnon et ça, ce n'est pas fictif", avait déclaré l'avocate Me Samia Megouche.
Mais la procureure, Aurore Chauvelot, avaient estimé que les femmes battues étaient une cause réelle mais qu'elles n'étaient "pas des victimes des propos du chanteur qui s'exprime dans le cadre de sa liberté d'expression artistique".
Le chanteur a donc obtenu gain de cause dans cette affaire.
