
Vendredi 17 août, au terme de 3 heures de concertations, trois des chanteuses punk du groupe féministe russe les Pussy Riot ont été condamnées à deux ans d'enfermement en camp pour "hooliganisme". Les jeunes femmes se trouvaient en détention provisoire depuis le mois de mars 2012 après avoir entonné un chant anti-Poutine dans une cathédrale moscvovite.
Les Pussy Riot, signifiant littéralement "la révolte des chattes", est un collectif punk-rock féministe russe, formé en 2011. Leur cheval de bataille est la lutte pour le droit des femmes en Russie mais également pour l'éviction du président Vladimir Poutine.
Alors qu'elles encouraient jusqu’à sept ans de détention pour "hooliganisme", les trois artistes n'ont finalement été condamnées qu'à 2 ans de détention en camp, ce qui leur vaut l'indignation de toute l'Europe et le soutien de beaucoup de fans. Malgré ce soutien dont elles bénéficient à travers le monde, le sort des jeunes femmes semble scellé, ce qui pose la question des droits de la liberté d'expression en Russie. Les artistes Serj Tankian, Kate Nash, Red Hot Chili Peppers, Sting, Peter Gabriel, Alex Kapranos du groupe Franz Ferdinand, Neil Tennant du groupe Pet Shop Boys, Patti Smith, The Beastie Boys, Peaches, Madonna, Genesis, Courtney Love, Corinne Bailey Rae, Björk, Paul McCartney, Yoko Ono et bien d'autres, ont également témoigné leur soutien aux trois jeunes femmes, mais pour le moment, leurs efforts restent vains.
Traitées de "polissonnes" par Vladimir Loukine, délégué aux droits de l’homme auprès du Kremlin à l’époque de Medvedev, c'est l'Église orthodoxe russe qui a réagi le plus fermement à leur concert improvisé en les accusant d'"incitation à la haine religieuse". Heureusement, les jeunes femmes peuvent se rattacher aux membres de leur collectif qui n'a pas fini de faire parler de lui. Les Pussy Riot viennent en effet, selon le Business Insider, de dévoiler un single intitulé Putin Lights Up The Fire.

Grotesque jusqu?au poutisme. Poutine et ses sbires judicaires remettent au sale goût du jour l?arriération étatique. Quand cessera-t-on cette complaisance internationale envers le théoricien de l?exécution « jusqu?au fond des chiottes » ? L?infect jeu de rôle politique avec son obligé Medvedev n?a fait que confirmer des apparats démocratiques qui reniflent la charogne mal maquillée. J?espère qu?une avalanche de punkettes le stigmatisera sans retenue pour qu?il se sente réduit jusque dans sa virilité sacrée. Cf. http://pamphletaire.blogspot.fr/search/label/Poutine.