
Libéré sous caution et assigné à résidence dans son chalet suisse situé à Gstaad, Roman Polanski a bien l'intention de faire valoir ses droits. Le cinéaste et son épouse Emmanuelle Seigner ont en effet assigné en justice quatre publications pour violation de vie privée et atteinte à son image.
Mardi, Roman Polanski a poursuivi son offensive contre la presse française, réclamant au JDD, à Voici et VSD, des dommages et intérêts suite à la publication de photos de leur famille prises lors de l'arrivée du réalisateur à Gstaad, en décembre. Le couple réclame au total 150 000 euros.
Après avoir examiné les trois dossiers, la juge des référés a mis ses décisions en délibéré au mardi 19 janvier. Mais vendredi, Roman Polanski connaîtra la décision d'un autre magistrat qui a examiné une première assignation visant Le Parisien, là encore, pour la publication de photos du réalisateur et de sa famille dans leur chalet.
Les avocats des journaux et magazines assignés ont plaidé que les photos publiées ne sont qu'une "illustration pertinente d'une information légitime" tandis que Roman Polanski et Emmanuelle Seigner se plaignent d'une violation de leur droit à l'image et de leur vie privée.
Accusé d'avoir eu des relations sexuelles avec une mineure âgée de 13 ans au moment des faits, le réalisateur du Pianiste a fui la justice américaine pendant plus de 30 ans avant d'être arrêté à Zurich en septembre dernier. Libéré sous caution et assigné à résidence, Roman Polanski attend la décision de la Suisse concernant la demande d'extradition faite par les Etats-Unis.
