
Alors qu'il attend la décision de la justice suisse quant à la demande d'extradition des Etats-Unis, Roman Polanski se trouve au coeur d'un nouveau scandale. Une actrice britannique aujourd'hui âgée de 42 ans, accuse en effet le cinéaste de l'avoir violée lorsqu'elle avait 16 ans...
Poursuivi pour avoir eu des relations sexuelles avec une jeune fille âgée de 13 ans au moment des faits, il y a plus de trente ans, Roman Polanski se voit aujourd'hui accusé de viol par l'actrice Charlotte Lewis. Des faits qui auraient eu lieu en 1983. "Il m'a agressé sexuellement de la pire manière alors que je n'avais que 16 ans. Quatre ans plus tard, il s'est enfui des États-Unis pour échapper à la justice. Tout ce que je veux, c'est la justice" a-t-elle affirmé après avoir rencontré avec son avocate le procureur de Los Angeles.
Charlotte Lewis, qui a tourné en 1986 sous la direction de Roman Polanski dans le film Pirates, a porté plainte contre le cinéaste, espérant que son témoignage aura un impact sur la décision des autorités suisses quant à l'extradition du réalisateur vers les États-Unis. Une affaire qui éclate en plein festival de Cannes alors que le milieu du cinéma est déjà divisé au sujet d'une pétition en faveur de Roman Polanski.
L'accusation de l'actrice ne semble toutefois pas inquiéter les avocats de Roman Polanski qui parlent d'une "pure et simple opération de chantage", d'un tissu de mensonges. Me Georges Kiejman se dit "absolument ahuri" par les déclarations de Charlotte Lewis, menaçant de la poursuivre en justice si elle réitère ses accusations. "Comment peut-on croire à la fable de cette actrice qui participe au tournage du film Pirates, monte les marches à Cannes avec son supposé agresseur trois ans après, et se décide à parler vingt-six ans après les faits et huit mois après l’arrestation de Roman Polanski ?" s'interroge l'avocat dans les colonnes du Parisien.
Fervent défenseur de Roman Polanski, Bernard Henri-Lévy s'insurge lui aussi contre ce qu'il estime être "une vulgaire tentative de chantage" pour tenter "de peser, de faire pression sur les autorités judiciaires suisses". Et l'écrivain de conclure : "C’est répugnant, elles ne tomberont pas dans ce piège".
