
Drive
L’une des belles promesses de cette semaine, c’est Drive de Nicolas
Winding Refn qui a reçu le Prix de la mise en scène au dernier Festival
de Cannes. A la base, Neil Marshall devait réaliser le film avec Hugh
Jackman dans le rôle-titre. Il s’agit de l'adaptation du livre du même
nom, écrit par James Sallis. Le cinéaste est connu pour sa trilogie
Pusher, Bronson et Valhalla Rising (Le Guerrier silencieux).
De quoi ça parle ? De "The Driver", cascadeur le jour pour le cinéma,
et la nuit pour des truands. De sa rencontre avec Irene et son jeune
fils. D’une expédition qui tourne mal… C’est avec qui ? Ryan Gosling,
le nouveau chéri d’Hollywood, Carey Mulligan, vue dans Never let me go
et Une éducation et Bryan Cranston (la série Breaking Bad et La Défense
Lincoln).
Dream House
Le deuxième film attendu de la semaine est Dream House qui signe le
retour de Jim Sheridan (In America, Au nom du père) d’abord, de Naomi
Watts ensuite (Mulholland Drive, Fair Game). "Ann m’a fait penser à un
personnage hitchcockien. Il y a quelque chose d’étrange chez elle. Le
spectateur va se demander s’il faut l’aimer ou pas… J’aime beaucoup ce
type d’interrogation que suscite un tel personnage, et interpréter ce
genre de mystère pour un acteur est toujours un plaisir ", a dit
l’actrice au sujet de son personnage.
De quoi ça parle ? De Will Atenton, éditeur, qui quitte New-York pour
la Nouvelle Angleterre, avec sa femme et son fils. Des meurtres atroces
qui ont été commis dans leur nouvelle maison. C’est avec qui ? Daniel
007 Craig, dans le rôle du père. A noter qu’il n’a pas été le premier
choix du réalisateur qui avait d’abord contacté Christian Bale, et Brad
Pitt. A ses côtés : Naomi Watts, et Rachel Weisz, compagne de l’acteur
à la ville.
De bon matin
Avant de retrouver Jean-Pierre Darroussin dans le nouveau Guédiguian
(Les Neiges du Kilimandjaro), il est à l’affiche cette semaine du film
de Jean-Marc Moutout, De bon matin, qui s’inspire de faits réels. C’est
la deuxième fois que le cinéaste se plonge dans le monde impitoyable de
l’entreprise après Violence des échanges en milieu tempéré.
De quoi ça parle ? De Paul Wertret, banquier, qui- un lundi matin- abat
froidement deux de ses supérieurs. Comment en est-il arrivé là ? C’est
avec qui ? Darroussin dans le rôle principal donc, mais aussi : Valérie
Dréville, Xavier Beauvois (réalisateur de Des Hommes et des Dieux) et
Yannick Renier (Nue propriété).
Apollo 18
Dans le genre docu-fiction, et avant le retour de Paranormal Activity
sur les écrans, voici Apollo 18 du réalisateur espagnol Gonzalo
Lopez-Gallego. Il a déjà signé le bon Les Proies notamment. C’est son
premier film en langue anglaise. Il le définit lui-même comme un
crossover entre Alien et Paranormal Activity. A noter que le film a été
entièrement tourné à Vancouver, au Canada.
De quoi ça parle ? De la mission Apollo 18, qui aurait en fait eu lieu
secrètement en 1973. De ce que cacherait la NASA… C’est avec qui ? Des
semis inconnus, transfuges du petit écran : Warren Christie, Ryan
Robbins et Ali Liebert.
Le Skylab
Cette semaine signe également le retour de Julie Delpy, qui de 2 Days
in Paris à La Comtesse ne cesse de passer du coq à l’âne. Cette fois,
elle signe une comédie nostalgique : Le Skylab. Il s’agit en fait du
nom de la première station spatiale américaine, lancée le 14 mai 1973
et qui s'est désintégrée au-dessus de l'océan Indien le 11 juillet 1979
en rentrant dans l'atmosphère. "J'aimais l'idée de brouiller les
pistes, en faisant une comédie sur une famille avec un nom de film de
science-fiction !", dit-elle.
De quoi ça parle ? De grand-mères, oncles, tantes, cousins et cousines
réunis le temps d’un week-end, en juillet 1979. C’est avec qui ? Lou
Alvarez, Julie Delpy elle-même, Eric Elmosnino, Aure Atika, Noémie
Lvovsky, Vincent Lacoste (Les Beaux Gosses), et la trop rare Sophie
Quinton (Poupoupidou).
Toast
Ambiance rétro également avec Toast de S.J. Clarkson, réalisatrice de
certains épisodes de Dexter ou Heroes. Le scénariste, lui, a signé
Billy Elliot, l’histoire du jeune garçon passionné par la danse. Le
film est une adaptation de Toast: The Story of A Boy's Hunger,
autobiographie de Nigel Slater journaliste, animateur culinaire et
cuisinier très réputé en Angleterre.
De quoi ça parle ? De l’enfance du cuisinier, entre le deuil de sa mère
à faire et sa fascination toute nouvelle pour la nourriture et la
cuisine. De tout ce qui va le mener … au succès. C’est avec qui ?
Freddie Highmore (l’Arthur des Minimoys qui a grandi…) et Helena Bonham
Carter, que l’on ne présente plus. Mais aussi : Oscar Kennedy, Victoria
Hamilton et Colin Prockter.
(S)ex List
La comédie américaine nunuche de la semaine c’est (S)ex List,
traduction toute pourrie de l’anglais What's Your Number ? Il s’agit de
l’adaptation d’un roman écrit par Karyn Bosnak, intitulé 20 Times a
Lady. Le réalisateur Mark Mylod a déjà signé Ali G avec Sacha Baron
Cohen en 2002.
De quoi ça parle ? D’Ally, célibattante bouleversée par une étude menée
par le docteur Helen Fig, selon laquelle une femme qui aurait eu plus
de 20 partenaires sexuels aurait toutes les chances de finir sa vie
toute seule. C’est avec qui ? Anna Faris, au gros potentiel comique
mais que l’on rêve de revoir du côté indé de la force. Chris Evans de
Captain America, pour le (faux) prince charmant, et Ari Graynor
(Conviction).
Bienvenue à bord
L’autre bonne blague de la semaine c’est Bienvenue à Bord d’Eric
Lavaine, qui après avoir visionné un reportage TV sur les croisières a
eu envie de faire un film sur le sujet. Le film devait d’ailleurs
s’intituler Croisière, puis Croisière Caraïbes.
De quoi ça parle ? D’une DRH qui couche avec son patron. D’une
croisière. D’un chômeur un peu con. C’est avec qui ? Franck Dubosc, que
le cinéaste avait déjà dirigé dans Incognito. Mais aussi : Valérie
Lemercier, Gérard Darmon et Lionnel Astier.
Crazy Horse, Agnus Dei, Plus Jamais peur
Enfin, on note la sortie de 3 documentaires cette semaine. Le premier :
Crazy Horse, 39ème film de Frederick Wiseman réalisateur de La Danse,
le ballet de l'Opéra de Paris notamment. Le film a été projeté pour la
première fois au Festival de Venise. Il fut également présenté aux
Festival de Toronto, de San Sebastian, de New York, Londres, Tokyo,
Vancouver, ainsi qu'au Festival du film documentaire de Lisbonne. Il
suit le metteur en scène Philippe Decouflé et Ali Mahdavi, directeur
artistique dans les coulisses du célèbre cabaret parisien.
Le deuxième : Agnus Dei, est signé Alejandra Sánchez. "Ce film enquête
ainsi sur la sexualité dans le milieu clérical catholique et sur
l’attitude de l’église catholique face à la révélation des affaires
d’abus sexuels sur mineurs commis par des prêtres et des religieux »,
explique-t-elle. Le film a obtenu de nombreux prix dont celui du
meilleur long métrage documentaire au 33ème Festival International de
Films de Femmes de Créteil et du Val de Marne 2011, et la mention
spéciale des 23ème Rencontres Cinéma d’Amérique Latine de Toulouse.
Le troisième s’intitule Plus jamais peur, et est signé Mourad Ben
Cheikh. Il s’intéresse aux prémisses de la révolution tunisienne. Le
réalisateur a déjà dirigé Le cinéma dans les pays arabes (1997) et
Histoire en Méditerranée (2007). Le film a été projeté en séance
spéciale lors du dernier Festival de Cannes.