Stéphane Guillon : "On adore quand ça pète"
A l'occasion de la sortie en DVD de son spectacle Liberté (très) surveillée, Stéphane Guillon a accordé un long entretien à PureMedias où il est revenu sur l'actualité ainsi que sur la parution de son livre, écrit après son renvoi de France Inter.
Pendant quatre ans, Stéphane Guillon a arpenté les routes de France pour présenter son spectacle Liberté (très) surveillée. En 2012, il compte bien faire une petite pause, mais avant, il a accordé une interview à PureMedias à l'occasion de la sortie en DVD de son spectacle. A propos du titre de son spectacle, Guillon avoue qu'il pense effectivement avoir un tel statut sur le service public. Apparemment, c'est autre chose chez Canal+ : "Censuré, je l'ai été lors de mon éviction de France Inter. Aujourd'hui, je me bagarre pour ne pas l'être. A Canal +, j'ai une très grande liberté et sur scène une liberté totale. C'est moi qui, parfois, me met des barrières évidentes, celles de l'insulte ou de la diffamation".
Stéphane Guillon compte bien continuer à rire de tout et de rien, même si cela risque d'en choquer plus d'un. C'est comme ça, l'humoriste aime l'humour noir. "On est dans une société où tout est formaté : il ne faut pas rire sur les religions, ne pas rire sur le physique. On vient de le voir, il ne faut surtout pas rire sur les accents. Il y a désormais des gens, des pisse-froids qui ont décrété qu'on ne pouvait pas rire de certaines choses. Que nous reste-t-il ? J'estime qu'on peut rire de tout. Il y a la manière, la forme, l'emballage", explique Guillon.
L'humoriste explique que la radio lui a manqué au début et qu'il appréciait particulièrement quand tous les ingrédients étaient réunis pour faire exploser une situation donnée : "On adore nous quand ça pète, c'est très rigolo, il y a un vrai plaisir dans cette provocation. Mais peu le reconnaissent, comme s'ils étaient gênés par ça. Je suis sûr que mon camarade Yann Barthès prend un plaisir fou tout d'un coup à mettre Laurent Joffrin en difficulté avec ses annonces à putes. Ou quand il trouve un bidonnage dans "Appels d'Urgences" avec Carole Rousseau sur TF1. Quand vous tenez ce genre de chose, c'est truculent pour l'humoriste, le provocateur, le journaliste". Au moins, c'est clair !
Le reste de l'interview est à retrouver sur le site de PureMedias.


