
Ils sont deux, un homme et une femme, David et Ara, et forment The Two.
L’un est ancien magicien et fils de Jean-Michel Jarre et de Charlotte
Rampling, l’autre est artiste-peintre et fille du designer Philippe
Starck, la musique les a réunis pour notre plus grand plaisir. Ils ont
décidé de mettre en commun leurs univers artistiques pour nous offrir
de belles chansons en anglais sur une musique folk-pop épurée et
élégante. Des morceaux riches d’un naturel, d’une spontanéïté et d’une
simplicité rares, qui vous laissent sous le charme dès la première
écoute.
Qui fait quoi dans The Two ?
David : même si on compose et que l’on écrit les textes ensemble, il
nous arrive de travailler quelques idées chacun de notre côté…
Ara : David est musicien, et je chante principalement, c’est donc
surtout lui qui compose les mélodies et moi qui écris les chansons.
Comment vous êtes-vous rencontrés ?
Ara : on s’est rencontré il y a sept ans maintenant.
David : on avait chacun nos activités respectives, j’étais magicien et
faisais un peu de musique à côté et Ara était peintre, elle l’est
toujours d’ailleurs ! Elle m’a toujours incité et encouragé à faire de
la musique, mais sans vraiment participer jusqu’à il y a peu finalement
étant donné que le projet The Two est né il y a à peine deux
ans. En même temps, j’ai toujours pensé qu’Ara avait une très belle
voix, qu’elle chantait bien, mais on n’avait encore jamais eu le déclic
pour faire un truc ensemble jusqu’au jour où je lui ai proposé de
chanter sur I wanna be with you again.
Comment définiriez-vous votre musique ?
David : les musiques et les paroles sont assez mélancoliques, mais il
me semble que notre musique est quand même plus rock que folk ou pop.
Les guitares sont présentes sur tous les morceaux et fonctionnent assez
bien avec nos deux voix réunies, c’est d’ailleurs ce qui fait notre
différence, je crois.
Pouvez-vous me décrire l’atmosphère et les
thèmes abordés ?
Ara : c’est assez sombre, assez nostalgique. Beaucoup de nos morceaux
parlent de l’absence, mais aussi des relations amoureuses et de
l’abandon. Mais on a aussi des morceaux plus rapides…
Vous chantez donc tous les deux…
David : oui, on avait envie de chanter tous les deux, comme un duo,
même si aujourd’hui, sur scène on est quatre, accompagnés par un
batteur et un bassiste. Au départ, tout cela n’était pas vraiment
réfléchi, on avait juste envie de chanter tous les deux. Le truc, c’est
que l’on a tous les deux des voix leads, donc soit on se répartit les
refrains et les couplets, soit on essaie de s’accorder l’un sur
l’autre.
Comment votre aventure a t-elle démarré ?
Ara : ce premier morceau I wanna be with you again a été repris pour
l’habillage sonore d’un film promo pour la cérémonie des Césars 2009,
et ce petit film a été ensuite diffusé dans toutes les salles de ciné
pendant un bon moment, ça nous a permis d’avoir une belle exposition.
Exposition qui nous a, d’ailleurs, permis de rencontrer les gens de
notre maison de disques et d’envisager de faire un album.
Comment s’est passé l’enregistrement ?
David : super bien. On a eu beaucoup de chance en fait, notre maison de
disques nous a donné carte blanche, et on a eu l’opportunité
d’enregistrer dans un studio à moitié abandonné que l’on pouvait
investir comme on le souhaitait, sans contraintes d’horaires ou autres.
Ara : Pendant six mois, on a presque vécu en autarcie dans ce studio à
Ménilmontant uniquement pour créer et faire notre album. Après, les
petites difficultés que l’on a rencontrées sont dues au fait que l’on a
voulu tout faire, de A à Z, de la composition au mixage. Sans être
ingénieur du son, au final on s’est plutôt pas mal débrouillé et on est
assez content du résultat.
Vous avez tous les deux un parcours assez
atypique avant d’arriver à la musique. Toi David tu étais magicien, toi
Ara peintre, en quoi vos expériences passées ont compté dans l’écriture
et la réalisation de cet album ?
David : j’étais effectivement magicien, mais j’ai fait uniquement du
close-up, les découpages de femmes dans une boite c’est pas trop mon
truc. Le fait d’être magicien m’a permis de voyager, de rencontrer du
monde et surtout de m’éprouver face à un public. J’imagine que cela m’a
permis de me sentir plus à l’aise sur scène.
Ara : Oui, je suis artiste-peintre, j’ai étudié la peinture à Paris et
à Londres. Et quand j’ai commencé à travailler en tant que peintre, je
me suis consacrée à faire des très grandes surfaces. Etonnamment, moi
c’est plutôt le contraire, j’ai toujours été influencée par la musique,
même en tant que peintre, je trouve plus d’inspiration dans la musique
que j’écoute que dans les courants artistiques que j’ai étudiés par
exemple.
Vous êtes tous les deux francophones, pourquoi
avoir choisi la langue anglaise ?
David : On a tous les deux vécu pas mal de temps à l’étranger, ce qui
fait que l’on maîtrise bien l’anglais, donc c’était assez naturel
d’écrire en anglais. Et puis, on a toujours écouté de la musique
anglophone. On ne s’est pas dit que l’on allait écrire nos chansons en
anglais, c’était une sorte d’évidence.
The Two (Wagram music)