
Ce mercredi sortait sur nos écrans Time Out, le dernier film d'Andrew Niccol avec en vedette Justin Timberlake et Amanda Seyfried.
Dans un futur plus ou moins proche, le temps a remplacé l'argent en tant que valeur marchande. Chaque être est désormais pourvu d'un compteur inscrit sur son bras, qui lui indique le temps qui lui reste à vivre. Car à partir de 25 ans, les hommes cessent de vieillir et il leur est offert une année. A eux de l'exploiter au mieux pour gagner plus de temps. Dans cette société, les plus riches sont centenaires tandis que les plus pauvres en sont réduits à vivre au jour le jour. C'est notamment le cas de Will Salas (Justin Timberlake), qui décide de bouleverser le système à la mort de sa mère (Olivia Wilde).
"Ne gâchez pas mon temps", "J'ai tout mon temps", toutes les expressions y passent. Car chez Andrew Niccol, le temps n'est pas seulement de l'argent, c'est de la vie. Véritable métaphore de la société actuelle où les riches se prélassent paresseusement (dans les quartiers riches, on marche et on prend son temps pour tout. Dans le ghetto, on ne se déplace qu'en courant) et où les pauvres en sont réduits à trimer pour tenter de survivre un jour de plus, Time Out mélange les genres. Tantôt film d'action, tantôt brûlot social, en nous faisant suivre une histoire d'amour, le film réussit le pari de nous divertir tout en nous faisant nous poser des questions sur le monde actuel.
Dans ce nouveau rôle, Justin Timberlake s'impose comme étant l'homme de la situation et offre un jeu convaincant face à une Amanda Seyfried, il faut le dire, un peu éteinte.
