Tristane Banon renonce à ses poursuites contre DSK

Ce mercredi matin, Tristane Banon a annoncé qu'elle abandonnait toute poursuite contre Dominique Strauss-Kahn, qu'elle accuse de tentative de viol. Alors que la justice a reconnu les faits d'agression sexuelle, prescrits depuis cinq ans, la journaliste et écrivaine affirme qu'elle continuera à se battre pour les femmes victimes, et notamment pour obtenir un allongement du délai de prescription des agressions sexuelles.

Suivant les conseils de son avocat, Tristane Banon ne se constituera pas partie civile dans un procès contre DSK. Elle l'a annoncé ce mercredi lors de La matinale de Canal +. "Le parquet a reconnu qu'il y avait eu agression sexuelle mais qu'il ne pouvait pas poursuivre" a-t-elle rappelé. L'ancien directeur du FMI "est officiellement un agresseur sexuel, même si je continue à dire que c'était une tentative de viol" a-t-elle insisté.

"Je ne vais pas me constituer partie civile, car je voulais être reconnue dans mon statut de victime et c'est fait. Je n'ai pas fait ça pour l'argent ou la gloire", a affirmé celle qui entend aujourd'hui se battre pour les femmes victimes d'agressions sexuelles et de viols. "Je vais soutenir la loi de Marie-Georges Buffet, pour que la prescription de l'agression sexuelle soit la même que la tentative de viol, c'est-à-dire 10 ans" a expliqué Tristane Banon.

Outre ce combat qu'elle entend mener corps et âme, la journaliste confie ne pas parvenir à se "projeter" dans l'avenir. "Cela fait 8 ans que ma vie est suspendue à cause de cet homme et 5 mois que je n'ai plus de vie du tout. Mais je sais que je ne peux plus me taire désormais, désolée pour ceux que je vais déranger" a-t-elle déclaré avant d'espérer que son cas puisse servir à Nafissatou Diallo dans le cadre de la plainte qu'elle a déposée au civil contre DSK.