Un Monstre à Paris : de jolies musiques qui relèvent une histoire un peu brouillon

Un Monstre à Paris est le nouveau film de Eric Bergeron (La Route d’Eldorado, Gang de requins) qui sortira sur les écrans le 12 octobre 2011. Dans le Paris inondé de 1910, un monstre sème la panique. Traqué sans relâche par le redoutable préfet Maynott, il demeure introuvable… Et si la meilleure cachette était sous les feux de « L’Oiseau Rare », un cabaret où chante Lucille, la star de Montmartre au caractère bien trempé ? Au casting : Vanessa Paradis, Mathieu Chédid, Gad Elmaleh, François Cluzet, Ludivine Sagnier, Julie Ferrier, et Bruno Salomone. 

Un Monstre à Paris est un film d’animation français réalisé par un français qui a fait ses preuves à l’étranger avec La Route d’Eldorado et Gang de requins. C’est un film qui se passe en 1910 dans un Paris inondé par la Seine, à une époque où les cabarets étaient un lieu magique. Les héros sont une chanteuse (voix de Vanessa Paradis) et une bestiole transformée par erreur (la voix de M). Le film est agrémenté de chansons, chantées par le duo. La BO est vraiment magnifique surtout la chanson « La Seine » interprétée en duo par Lucille et Francoeur dans le film.

Le film est basé sur un scénario un peu tiré par les cheveux, cette histoire de puce, de méchant maire, d’amour, c’est un peu trop d’idée et pas assez de développement dans le scénario. Il y a aussi un côté compliqué pour les enfants (l’histoire du maire) et un peu trop enfantin sur certaines parties pour les adultes (histoire d’amour, transformation)… L’histoire semble brouillon ce qui peut décevoir. A part l’histoire, c’est le doublage des personnages lors des chansons qui peut aussi déranger. Les voix et les mouvements de la bouche ne sont pas toujours très bien coordonnés et c’est un peu dérangeant.

Par contre les clins d’oeil durant le film sont très appréciables, surtout celui à Bourvil, ça donne un peu plus d’attrait aux décors et aux détails. Le dessin est plutôt beau, parfois tout est en relief, parfois juste crayonné, le mélange donne un très beau résultat. Quand on voit le monstre Francoeur, on pense au Soldat Rose que M interprétait dans la comédie musicale de son père. Une sorte de personnage qui aurait pu être un méchant mais qui est en fait doux comme un agneau. Un Monstre à Paris est un film d’animation doux, doux, très doux et musicalement magnifique. Il aurait fallu un peu plus de travail sur l’histoire et les raccords voix/bouche pour enchanter un peu plus.